Charlotte MERNIER


Ancienne élève du CEESO Paris, et passionnée par son métier, Charlotte Mernier s’est envolée au Royaume Uni après deux ans de pratique post-diplôme. Elle raconte son expérience à l’étranger, ses opportunités dans son parcours, et la reconnaissance de l’ostéopathie en dehors de la France, notamment à Londres. Zoom sur le chemin atypique d’une diplômée de l’école ! 

 

Votre parcours depuis la sortie de l’école CEESO Paris ?

« Après l’obtention de mon diplôme, j’ai effectué un premier assistanat à Rueil-Malmaison puis à Chartres. En parallèle je travaillais comme ostéopathe en entreprises et intervenante pour des formations sur les troubles musculo-squelettiques. Deux ans plus tard je suis partie m’installer à Londres où j’ai ouvert mon cabinet. »

Ce qui vous a donné envie de faire de l’ostéopathie – Pourquoi ce métier ?

« De nature très manuelle et passionnée d’anatomie, le métier d’ostéopathe m’a permis de trouver ma voie : faire quelque chose de mes mains et être utile. »

Ce que vous retenez de l’école CEESO Paris ?

« Des rires, des pleurs, une belle bande de copains, un Mr Renard qui, par un regard, vous donnait envie d’avoir une cape d’invisibilité, et bien d’autres bons souvenirs. »

Les principales étapes de préparation de votre changement de pays ?

« À la fin de mes études, j’ai su que je voulais m’expatrier. Il a donc fallu choisir un pays afin de me mettre au parfum des réglementations. Après avoir hésité à retourner en Belgique, j’ai finalement opté pour l’obtention de l’équivalence anglaise de diplôme qui donne accès au Royaume Uni ainsi qu’à Singapour.

L’obtention de l’équivalence anglaise de diplôme m’a pris environ 10 mois. Je suis d’abord entrée en contact avec le GOsC qui m’a envoyé toutes les démarches à suivre. Le parcours s’effectue en 4 étapes :

1 – Analyse de votre profil, de vos résultats scolaires sur 5 ans et du programme de l’école dont vous êtes diplômé;

2 – Examen écrit en anglais avec envoi de 50 fiches patients en anglais;

3 – Oral : prise en charge de 2 patients dans la clinique de la BSO à Londres devant un jury de 2 ostéopathes anglais avec pour chaque patient un débriefing devant un jury de 3 personnes ; cet examen s’apparente au clinicat.

4 – Analyse de vos résultats aux 3 précédentes étapes et de votre casier judiciaire. »

Pratiquer en France, et à l’étranger… Quelles sont les différences majeures ?

« La première différence réside dans la langue et de pouvoir s’exprimer dans un langage médical qui n’est pas le vôtre. Ensuite chaque pays a une relation particulière au système de santé et de soins ; les gens ne se traitent pas de la même façon et n’ont donc pas les mêmes attentes.
En termes de reconnaissance, l’Angleterre possède un ordre des ostéopathes. La profession est reconnue et régulée ce qui lui permet de faire partie intégrante du système de santé. »

Des nouveaux projets, des nouveaux horizons que vous comptez explorer prochainement ?

« Londres est une ville incroyable et je m’y plais énormément. Maintenant que j’y ai fait mon nid, je compte garder l’exploration de nouveaux horizons pour les vacances. Concernant les projets, ce n’est pas ça qui manque ! Quelque chose devrait voir le jour courant d’année prochaine, mais chut je n’en dis pas plus… »

Dernier mot : des conseils pour les futurs diplômés du CEESO Paris ?

« Patience, volonté et détermination ! Si vous aimez votre métier, le reste se fera tout seul. »