Raphaël AVANOZIAN


Une fois sorti du CEESO Paris, Raphaël Avanozian s’est formé à d’autres approches thérapeutiques pour compléter sa technique. Passionné par la recherche et les nouveaux horizons, il a étudié et pratiqué à l’étranger pour finalement nous faire partager son expérience ! Un parcours passionnant à lire sans modération ! 

 

Votre parcours depuis la sortie de l’école CEESO Paris ?

« En Angleterre, j’ai intégré le Master de l’University College of Osteopathy de Londres (Ex British School of Osteopathy). Durant mes études, je me suis très vite formé comme « sports massage therapist ». C’était une formation organisée au sein de l’UCO, tournée vers des techniques de « deep tissue » et de « stretching » qui nous permettait d’être couverts par des assurances professionnelles et ainsi de travailler comme praticiens dans le privé. En plus des cours et des nombreuses heures de clinique obligatoires, j’ai trouvé ça très intéressant comme approche thérapeutique. J’ai très vite travaillé dans plusieurs cliniques de thérapie manuelle et d’ostéopathie.

Plus tard, en dernière année, j’ai décidé de me former comme « Medical Acuponcturist » grâce aux techniques de « Dry Needling », encore une valeur ajoutée au traitement. L’UCO venait de créer un partenariat international et j’ai eu la chance d’être sélectionné pour faire parti d’un échange inter-universitaire avec l’Australie lors de mes études : 1 mois à la Victoria University de Melbourne afin de pratiquer en clinique.  A la fin du Master, les étudiants ont la possibilité de travailler quasiment n’importe où sur le globe ! Mais j’ai choisi de retourner en France afin de commencer à développer mon cabinet et une patientèle, à Toulon. »

Ce qui vous a donné envie de faire de l’ostéopathie – Pourquoi ce métier ?

« J’ai toujours voulu faire un travail manuel qui ne soit pas répétitif. Ne connaissant pas encore l’ostéopathie, j’avais pour objectif de devenir kinésithérapeute. J’ai fait plusieurs stages dans des cabinets de kiné (ce que je conseille à tous mes futurs collègues de faire) c’est là que j’ai pour la première fois entendu parlé de cette thérapie. Je me suis ensuite renseigné sur les études, plus longues que kiné (5 ans au lieu de 3). Je n’ai pas de regrets, je trouve ce métier beaucoup plus orienté vers le diagnostic : ce qui est le plus compliqué ! »

Ce que vous retenez de l’école CEESO Paris ?

« Le CEESO Paris est une école à taille humaine, j’avais été déçu de voir trop d’étudiants entassés dans des salles autour d’un seul professeur sans assistant. Au CEESO Paris, il n’y avait pas cette distance avec le corps enseignant, comme on peut trouver dans les facs de médecine. »

Les principales étapes de préparation de votre changement de pays ?

« D’abord par des stages de courte durée (3/4j) l’équipe administrative avait signé des accords avec la BSO qui nous permettait un échange en clinique comme observateur (sans assurance, donc sans pratique autorisée). J’en ai effectué deux avant de prendre une décision. Lors du deuxième, j’ai rencontré le directeur de la formation Master, qui était très intéressé par des profils étrangers. À partir de là, ce n’était plus qu’une question administrative des deux côtés, et de patience. Il a fallu valider chaque Unité de formation grâce aux crédits ECTS puis faire un examen de motivation. L’examen pratique s’est déroulé sur 4 semaines non-stop en clinique sous contrôle des tuteurs. Et voilà ! »

Pratiquer en France, et à l’étranger… Quelles sont les différences majeures ?

« Sur le fond, les deux pays pratiquent une ostéopathie similaire. Cependant, le rapport au structurel est plus développé en Angleterre et est sujet à plus de recherches médicales. Toutes les techniques viscérales ou crâniennes n’ayant pas fait leurs preuves restent optionnelles lors des cours. La pratique « à la française » demeure une référence européenne, de par sa diversité de techniques. La formation continue est aussi un point très important, elle est obligatoire en Angleterre, le GOSC (ordre des ostéopathe R-U) vérifie régulièrement les mises à jour.« 

Des nouveaux projets, des nouveaux horizons que vous comptez explorer prochainement ?

« Je suis récemment devenu officier de réserve dans la Marine Nationale comme ostéopathe. J’ai la chance d’être affecté au Commando Hubert (nageurs de combat), ce qui me permet de côtoyer des sportifs de très haut niveau assez particuliers. L’appui d’un ostéopathe reste expérimental, mais cette démarche est en phase de tests avec le corps médical ce qui permettra peut être à la profession de se faire une place un jour dans le SSA (service santé des armées)…à suivre !« 

Dernier mot : des conseils pour les futurs diplômés du CEESO Paris ?

« Je conseille fortement aux étudiants les échanges internationaux qui permettent de voir d’autres approches thérapeutiques. Le bénévolat à l’international est aussi une source de rencontres professionnelles très riches. Je recommande aussi la formation internationale du CEESO Paris qui vous apporte des bases solides pour bien commencer en V.O !«