Myriam SELLAH


Lors de l’obtention de son diplôme au CEESO Paris, cette ancienne étudiante a développé son propre cabinet à La Réunion. Entre souvenirs de l’école et conseils pour nos futurs étudiants, Myriam nous retrace son chemin et les choix de son parcours, notamment sa spécialisation vers la périnatalité dans la prise en charge ostéopathique. Une interview qui donne envie de découvrir les spécificités du métier ! 

Votre parcours depuis la sortie de l’école CEESO Paris ?

« Après l’obtention du diplôme en 2004, je me suis installée à l’Île de la Réunion où j’ai grandi.

Pour permettre à mon cabinet de se développer tranquillement, j’ai fait un mi-temps d’assistanat dans un autre cabinet pendant les 2 premières années. Je me suis posée dans une grande case créole ancienne, avec d’autres professions de santé, et une salle d’attente qui donne l’impression d’être « à la maison » et que les patients apprécient beaucoup.
J’ai continué à me former sur 2 voies bien précises :
– D’une part dans la prise en charge périnatale au point que je ne reçois plus que les bébés, enfants, et les femmes pour troubles du périnée.

– D’autre part j’ai été très convaincue dès les études de la nécessité de travailler sur soi. Ce chemin m’a menée à enseigner une gestuelle corporelle d’équilibre qui se nomme Azoth. »

Ce qui vous a donné envie de faire de l’ostéopathie – Pourquoi ce métier ?

« C’était une révélation en tant que patiente d’abord. Puis une décision de reprendre des études à 23 ans pour faire de l’ostéo. E.O Renard m’a vraiment encouragée dès le premier entretien. À l’époque en 1998, ce n’était pas une profession reconnue. »

Ce que vous retenez de l’école CEESO Paris ?

« Plein de choses : du sérieux, du professionnalisme, des amis, et du très gros stress aussi quand on savait que Monsieur Renard allait nous noter sur notre examen  ! »

Être ostéopathe à l’Île de la Réunion, ça donne quoi ?

« Comme partout, le taux d’installation a explosé. C’est vraiment triste pour cette profession de voir comment elle s’étouffe et suffoque toute seule. »

Pourquoi avoir choisi de se spécialiser dans la périnatalité ?

« J’ai eu l’énorme chance que Thierry Leboursier me propose un sujet de mémoire clinique au sein d’une maternité. Cela a vraiment facilité la suite de mon parcours, car j’ai pu commencer immédiatement sans appréhension. Être à la Réunion pose un problème de distance par rapport à la métropole pour les formations sur des WE. Mais être éloignée a eu la dynamique positive de me permettre de me faire confiance et de développer ma propre approche, étayée et confirmée par les formations que j’ai faites jusqu’ici. J’ai l’énorme chance de travailler en réseau avec des gens formidables. »

Des nouveaux projets, des nouveaux horizons que vous comptez explorer prochainement ?

« Je suis dans le cas particulier de vivre avec une maladie chronique qui m’a contrainte à revoir beaucoup de choses. Je ne travaille qu’à mi temps et principalement assise. La spécialité est une chance : elle me permet de pouvoir encore travailler. J’aimerai beaucoup transmettre ce que je fais. »

Dernier mot : des conseils pour les futurs diplômés du CEESO Paris ?

« Prenez, dès l’installation, une prévoyance pour vous protéger financièrement en cas de pépin de santé !!! Nous, les ostéopathes, sommes très vulnérables car tous les organismes qui savent nous trouver pour les charges, ne prévoient absolument rien si nous sommes malades. Après, c’est trop tard. »