Les études pour devenir ostéopathe durent 5 ans. Il est donc parfaitement possible de devenir professionnel de santé sans avoir à suivre de longues études.
La durée de la formation étant relativement courte en comparaison de celle pour devenir médecin, tu pourras vivre du métier d’ostéopathe avant tes 24 ans !
Si tu te poses d’autres questions sur la formation d’ostéopathie, alors tu es au bon endroit. Nous allons tâcher de répondre à tout ce qui pourrait te venir à l’esprit pour t’aider à prendre la meilleure décision.
Le métier d’ostéopathe
Commençons par rappeler rapidement ce que fait un ostéopathe. L’ostéopathe est un professionnel de la santé spécialisé dans le diagnostic et le traitement des troubles fonctionnels du corps humain.
Grâce à des techniques exclusivement manuelles, il aide à soulager les douleurs musculaires, articulaires ou encore viscérales. Son objectif est de rétablir l’équilibre global du corps en s’adaptant aux besoins spécifiques de chaque patient.
Il intervient aussi bien sur des pathologies aiguës que chroniques, en complémentarité avec d’autres professions de santé. Son rôle inclut une dimension préventive pour éviter l’apparition de nouvelles douleurs.
En quoi consistent les études pour devenir ostéopathe ?
Contrairement à d’autres professions de santé, comme la médecine ou la pharmacie qui nécessitent de longues études théoriques et un internat, l’ostéopathie se distingue par une approche plus pratique dès le début du cursus. 👊
Les études pour devenir ostéopathe s’effectuent en 5 ans au sein d’une école d’ostéopathie agréée par le ministère de la Santé. Elles combinent cours théoriques (anatomie, physiologie, pathologie) et pratiques, avec de nombreuses heures de stages d’ostéopathie en clinique.
Bien que ces 5 années d’études puissent paraître plus courtes que les 10 ans de médecine, cela n’en demeure pas moins une formation rigoureuse.
Les étudiants apprennent à maîtriser des techniques manuelles précises pour diagnostiquer et traiter les troubles fonctionnels. L’accent est également mis sur la relation patient-praticien et sur une approche globale du corps.
À l’issue de la formation, l’étudiant pourra obtenir un diplôme d’ostéopathe (D.O.), qui permet d’exercer en libéral ou en structure.
Salaire d’un ostéopathe
Le salaire d’un ostéopathe dépend de son mode d’exercice (libéral ou salarié), de sa localisation et de sa patientèle.
- En début de carrière : un ostéopathe libéral gagne en moyenne entre 1 500 € et 2 500 € brut par mois.
- Avec de l’expérience et une clientèle fidèle : ses revenus peuvent atteindre 6-7 000 € brut ou plus.
- En tant que salarié (dans une clinique ou un centre sportif, par exemple), la rémunération est moins élevée, autour de 2 000 € brut mensuels.
La flexibilité du métier permet d’ajuster son rythme de travail à ses objectifs financiers.
👀 Afin d’en savoir plus, lisez : Quel est le salaire d’un ostéopathe ?
Évolutions de carrière possible pour l’ostéopathe
La voie la plus courante après avoir obtenu son diplôme est l’installation en cabinet. Généralement, la création du cabinet survient après que l’ostéopathe ait développé son sens de l’autonomie et ses connaissances en gestion lors de remplacements de praticiens en ostéopathie déjà à leur compte.
Mais d’autres pistes pour enrichir sa carrière demeurent possibles :
1. La spécialisation dans un domaine particulier
L’ostéopathe peut choisir de se spécialiser :
- Ostéopathie pédiatrique
- Ostéopathie sportive
- Ostéopathie gériatrique
- Ostéopathie crânienne ou viscérale
- Ostéopathie périnatale
📕 Sur le même sujet : Spécialités ostéopathiques : 5 options possibles
2. La transmission de son savoir
Il pourra aussi au bout de quelques années d’expérience devenir formateur dans une école d’ostéopathie pour transmettre son expertise aux étudiants et futurs ostéopathes. Et pourquoi pas au sein du CEESO Paris ? Vous passeriez d’élève à professeur… 😉
3. La participation à des projets de recherche et développement
L’ostéopathe peut très bien s’investir dans des études cliniques et la recherche pour faire avancer les connaissances sur les techniques ostéopathiques.
4. Le conseil en entreprise pour améliorer le bien-être des salariés
Pour ceux qui aiment aussi le monde de l’entreprise, pourquoi ne pas s’y rendre quelques heures par semaine et proposer des formations ou des conseils sur la gestion des troubles musculosquelettiques liés au travail ?
5. Partir exercer à l’étranger
Enfin, pour les globe-trotters, il sera possible de travailler à l’étranger et d’exercer dans des pays où la profession est reconnue ou en développement.
Les métiers en lien avec le métier d’ostéopathe
L’ostéopathe peut être amené à rencontrer dans son quotidien professionnel plusieurs profils :
Kinésithérapeute
Spécialiste de la rééducation physique, souvent complémentaire à l’ostéopathie.
Médecin généraliste
Peut orienter les patients vers un ostéopathe pour traiter certaines pathologies fonctionnelles.
Chiropracteur
Professionnel de la santé qui, comme l’ostéopathe, utilise des manipulations (essentiellement sur la colonne) pour traiter des troubles musculosquelettiques.
Podologue
Spécialiste des pieds, travaille souvent en collaboration avec des ostéopathes pour les douleurs posturales.
Ergothérapeute
Aide les patients à adapter leur environnement, souvent en complément des soins ostéopathiques.
Acupuncteur
Pratique l’acupuncture, technique thérapeutique issue de la médecine traditionnelle chinoise qui consiste à insérer de fines aiguilles en des points spécifiques du corps pour rééquilibrer l’énergie vitale, appelée Qi, et traiter divers troubles fonctionnels et pathologiques. L’acupuncture est parfois pratiquée en complément de l’ostéopathie pour un traitement plus global.
Psychomotricien
Aide à l’équilibre psychologique et moteur.
Orthopédiste
Chirurgien spécialiste des os et articulations qui travaille parfois avec des ostéopathes pour des pathologies communes.
Ce qui dissocie l’ostéopathe de certains professionnels de la santé
Un ostéopathe se distingue de professionnels de la santé comme les pharmaciens, les médecins généralistes ou les spécialités sur certains aspects, même s’il choisit parfois de revêtir lui aussi la blouse blanche ! 🥼
1. L’ostéopathe ne peut pas prescrire de médicaments ni d’examens
L’ostéopathe pose un diagnostic sur des observations uniquement cliniques et à l’issue d’un dialogue après son patient. Il ne peut en revanche pas prescrire d’examens complémentaires (prélèvements, analyses de fluides, examens d’imageries…).
Contrairement à d’autres professions médicales pouvant prescrire des médicaments ou réaliser des interventions chirurgicales, lui n’a recours qu’à des techniques manuelles. Il peut en revanche conseiller son patient et l’encourager à consulter son médecin traitant s’il l’estime nécessaire.
2. Certains actes médicaux possibles
Les ostéopathes sont amenés à prendre la tension artérielle et écouter le cœur au stéthoscope. Cela leur permet d’avoir une vision plus complète de l’état de santé de leurs patients avant de commencer un traitement, et effectuer de la prévention, afin d’orienter vers un professionnel de santé compétent le cas échéant.
L’ostéopathe ne posera toutefois pas de diagnostics médicaux issus de ces examens (comme une maladie cardiaque) et ne traitera jamais de problèmes cardiaques ou vasculaires.
Son rôle reste centré sur les troubles musculosquelettiques et fonctionnels.
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